François Ruffin, lors d'un meeting du Front populaire 2027, Paris, le 5 mai 2026 ( AFP / Xavier GALIANA )
Le député ex-insoumis François Ruffin ira la présidentielle s'il n'y a pas de primaire pour désigner le candidat de la gauche non mélenchoniste à cause "des apparatchiks" du Parti socialiste qui la refusent, a-t-il annoncé mardi sur France inter.
"Je souhaite que la primaire ait lieu parce que je pense qu'il n'y a pas une autre façon de faire. Maintenant, s'il n'y a pas de primaire, moi j'y vais. On a eu 100.000 signatures (de soutien) en 15 jours, alors maintenant en route vers les 500 maires, il y a un élan populaire", a-t-il justifié.
L'hypothèse d'une primaire de la gauche hors LFI est plus que jamais fragilisée depuis le départ de la direction du PS du chef des députés socialistes Boris Vallaud, opposé à un tel processus défendu au contraire par le premier secrétaire du parti, Olivier Faure.
Ces débats au PS, "personne n'y comprend rien et tout le monde s'en fout", a réagi le député de la Somme.
"Il n'y aura pas de négociation de salon, il n'y aura pas de congrès arrangé. Vous savez, ça suscite du dégoût", a-t-il répété.
"75% des électeurs de gauche disent +on veut une investiture commune avec une primaire+. Si les apparatchiks de la politique, ils n'en veulent pas, eh bien j'irai", a-t-il martelé.
Autre candidate à une primaire, l'ex-insoumise Clémentine Autain a appelé sur Public Sénat le Parti socialiste "à trancher avant l'été" sur l'organisation d'un tel processus car "nous sommes tous otages de ce cirque et de ce spectacle".
Clémentine Autain lors d'un discours au meeting du Front populaire 2027, Paris, le 5 mai 2026 ( AFP / Xavier GALIANA )
"Boris Vallaud et ses amis qui nous disent la primaire +ça ne va pas+ sont dans l'incapacité de nous dire quelle est l'autre méthode de départage. Jusqu'à l'été, je me battrais bec et ongles pour que cette primaire existe", a-t-elle ajouté sans dire ce qu'elle ferait après "si le carnage est total".
La députée de Seine-Saint-Denis a estimé que ceux qui refusaient un tel mode de sélection d'un candidat, comme François Hollande et Raphaël Glucksmann, voulait en fait "l'union des centres" et "aller chercher les macronistes"
"Le vrai débat derrière, il est sur la stratégie politique. Est-ce qu'on veut draguer le centre, ce qui ne crée pas pour moi la dynamique politique pour accéder au second tour, ou est-ce qu'on veut galvaniser le peuple de gauche par cette primaire qui peut rassembler des millions de personnes", a-t-elle martelé.

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